INERTIE ET FRICTIONS

Parfois on se sent dans une progression continue, on arrive à faire les choses sans effort de motivation et tout coule. Alors qu’à d’autres moments… tout est difficile, voir impossible et même nos efforts ne servent à rien : soit on fait autre chose, soit on n’arrive pas à bouger.

Dans mon activité de prof de biomécanique j’ai fait un parallèle entre cette variation d’état et la première loi de Newton aussi appelée LE PRINCIPE D’INERTIE.

INERTIE

Isaac Newton a défini que :
« Tout corps persévère dans l’état de repos ou de mouvement uniforme en ligne droite dans lequel il se trouve, à moins qu’une force n’agisse sur lui et le contraigne à changer d’état »
Ça fonctionne pour la mécanique générale mais c’est aussi le cas pour nous et notre capacité à avancer de façon uniforme. Lors que nous ne sommes pas ralentis par des éléments extérieurs à notre progression nous sommes capables d’avancer sans ralentir ! Si Si !
Selon là même loi, lorsque nous sommes immobile ou inactif nous le restons tant que quelque chose (un léger effort) ne vienne nous en sortir.
L’inertie c’est donc l’état de celui qui avance constamment mais c’est aussi l’état de celui qui n’avance pas du tout.
Pour celui qui avance nous allons voir comment ne pas arrêter et pour celui qui est immobile nous allons voir comment activer le mouvement.

FRICTIONS

Les frictions sont des éléments aussi divers que variés qui nous ralentissent lors qu’on avance ou qui nous clouent sur place lorsqu’on est immobile.

En mécanique, lors d’un déplacement ce sont des résistances comme l’air, ou l’eau si on se déplace dedans, mais c’est aussi ce qui peut empêcher de mettre en mouvement un objet. Les frictions peuvent aussi être des éléments plus ponctuels, un obstacle ou un changement de milieu.
Et bien pour l’avancé personnel c’est pareil : des éléments de notre vie nous mènent à devoir nous éloigner de ce que nous faisons ou nous ralentissent dans notre progression, et c’est parfois très frustrant. Mais il y a un moyen de limiter ces frictions.

Il arrive parfois que ces frictions soient tellement puissantes que nous n’avançons plus, ce sont ces moments où l’on regarde dans le vide, qu’on déroule notre flux de réseau social (friction ++) sans but ou qu’on laisse Netflix (friction ++) passer à l’épisode suivant sans même essayer de l’arrêter alors que notre objectif est bien loin de tout ça.

Nous avons tous en tête des choses qui nous ralentissent dans notre progression vers nos objectifs, certaines dépendent de nous et d’autres non, et il va falloir être honnête avec vous sur ces deux catégories de frictions pour savoir sur lesquelles vous pouvez avoir une influence.

J’imagine que vous en avez 4 ou 5 en tête mais vous allez voir qu’en fait les frictions sont largement plus nombreuses que nous pouvons le croire.
Tout élément pouvant occuper votre esprit à un moment ou ce n’est pas nécessaire est une friction : nous avons tous des chose à faire qui occupent une petite place dans nos pensées parce qu’il ne faut pas les oublier pour les faire ou les solutionner. Et l’accumulation de ces petites choses fini par prendre une place importante de nos pensées qui ne sont plus assez libres pour nous permettre d’avancer.
Il y a des dizaines de petites choses qui paraissent insignifiantes mais les lister permet parfois de se rendre compte de ce qui nous préoccupe vraiment pendant que nous pensons être concentré.

LE TABLEAU DES FRICTIONS

Pour se rendre compte de la quantité de chose qui nous préoccupe, il existe LE TABLEAU DES FRICTIONS aussi appelé parfois TABLEAU DES PARASITAGES.

Il consiste à lister toutes les frictions de la plus insignifiante à la plus importante :
Lorsque j’ai fait l’exercice j’ai listé 45 éléments qui allait de la chose la plus bête comme changer une ampoule, ou mettre mon nom sur ma boite aux lettres, jusqu’à des choses importantes comme faire ma compta (je sais encore…) ou faire réparer ma voiture.

Un fois listé nous allons chercher comment éliminer ou au moins limiter les frictions, si elle sont moins nombreuses et que celles qui restent sont moins importantes le ralentissement sera moins important voir même imperceptible.
Pour mettre cela en place, nous allons nous questionner sur ce chacune de nos frictions en nous posant des questions simples :

Qu’est ce que nous apporte le fait de laisser cette friction en place ?
Parfois nous ne faisons pas les choses nécessaire parce qu’on y gagne un peu, ça peut être du temps ou d’énergie ou chacun peut trouver une réponse qui lui est personnel.

Quels sont les coûts de cette friction ?
C’est la question qui met en avant la réelle puissance de la friction et son importance dans notre vie de tous les jours.
Pour moi par exemple, mettre mon nom sur ma boite au lettres n’était pas quelque chose d’important, mais j’ai pas mal de courriers important qui se sont perdus et ça m’a bien pénalisé.

Que faire pour éliminer cette friction ?
Ici on liste la ou les actions à faire pour régler ou minimiser la puissance de la friction. Attention cette étape et parfois révélatrice de la simplicité de la solution.

Quel sera le bénéfice tiré une fois que cette friction sera réglée?
Cela peut se rapprocher des mauvais cotés dans l’autre sens, mais parfois quand y réfléchie une fois qu’une friction est levée elle libère d’autres actions auxquelles nous n’avions pas réfléchis.

Quand vais-je mener les actions ?
Pour toute action il faut une date d’effet ! Notez simplement la date à laquelle vous aimeriez avoir régler un problème ou une friction. Ne soyez pas trop confiant sur la facilité de la tâche et surtout pensez au cumule des tâches dans le temps qui risque de créer une friction s’il est trop important.
Vous pouvez définir un laps de temps pour faire cette action afin de pouvoir la placer dans le calendrier, mais je vous conseil de ne le faire que pour les tâches simples. Pour les tâches plus complexes nous sommes rarement bon pour prévoir le temps qu’il nous faudra pour les accomplir et cela peut être démotivant lorsqu’on prévoit un long travail mais aussi être démotivant si nous prévoyons quelque chose de court et que cela s’éternise. Dans ce cas il faudra peut être envisager de créer des sous taches.

Quand est ce que j’ai accompli la tâche ?
Cette case c’est une réserve de dopamine facile : on valide le fait d’avoir effectué une tache et le cerveau est récompensé.
L’autre interêt de faire cela est aussi de se rendre compte que parfois on fini plus tôt ce qu’on avait prévu : quand j’ai eu fini mon tableau j’ai régler dans la demi journée toutes les frictions que j’avais prévu de traiter dans la semaine…
C’est assez étonnant mais tout ceux avec qui j’ai fait ce tableau on eu la même réaction « en fait c’est simple à régler je le fais tout de suite ».
Pour certaines taches la motivation sera difficile mais vous pouvez utiliser la règle des 5 secondes dont j’ai déjà parlé ici.

Voici à quoi ressemble le tableau (vous pouvez le télécharger en PDF ici)

CONCLUSION

L’inertie est un élément positif pour le mouvement et vraiment mauvais dans l’immobilité, ces deux états dépendent des frictions qui ralentissent la progression ou entretiennent l’immobilité.
Il existe un moyen de les mettre en avant et de limiter leurs influences sur notre vie.
Les lister et mettre en place leur résolution permet de rapidement se libérer des frictions de la vie quotidienne.

J’espère vous avoir motivé à faire votre tableau des frictions et à les régler !

N’hésitez pas à partager vos retours d’expériences dans les commentaires. Vous pouvez également me suivre sur Facebook, Instagram, Twitter et Linkedin

A bientôt

Romain

1 réflexion sur “INERTIE ET FRICTIONS”

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